MOULIS EN MÉDOC

carte-moulis

Quelques chiffres clés :

  • Superficie : 610 hectares (4 % du vignoble médocain)
  • Production moyenne : 4 millions de bouteilles
  • Viticulteurs : 53 (10 coopérateurs et 43 indépendants)

Terre d’équilibre

Terre de tradition par excellence, Moulis est la plus petite appellation du Médoc. Etroit ruban s’étirant sur 7 km d’est en ouest, cette AOC ne risque cependant pas de se faire oublier. Sur sa surface réduite, Moulis concentre des terroirs d’exception et jongle savamment avec ses croupes de graves pures, ses sols riches d’argile et ses sous-sols calcaires. À bonne distance entre la forêt landaise et le fleuve, l’appellation tire un fort avantage de sa situation « continentale ». En effet, privé du brouillard qui s’accroche à l’estuaire, son vignoble présente un état phytosanitaire optimum et ses raisins ne craignent pas la pourriture. Un atout certain quand on sait qu’il écarte définitivement les moisissures du périmètre de l’AOC et qu’il permet des vendanges tardives, synonyme de maturité maximum du fruit et donc de grand vin.

Une si belle légende…

« le pape, on ne sait plus lequel, avait ordonné que l’on construisît deux églises : une à Moulis et l’autre en Italie. L’endroit où l’église serait terminée la première devait recevoir le nom de Rome. Tous se mirent alors au travail. A Moulis, on faisait venir les pierres de Blaye par les gabares. Elles étaient déchargées à Lamarque puis charroyées jusqu’à Moulis par la vieille route faite par les Romains. Mais les charrettes rentraient tard dans la nuit et souvent certaines disparaissaient même.

Les gens disaient que c’était Léonard, le mauvais génie de Beychevelle, qui les envoûtait. Cela bien sûr, retardait l’ouvrage. Cependant, l’église était presque finie, lorsque deux hommes, en sortant de dîner, virent arriver un cavalier. Celui-ci sauta de son cheval écumant et dit : « L’église de Rome est achevée et le pape y a aussitôt dit la messe ». Tout le monde fut consterné. Le diable, sûrement, devait y être pour quelque chose. Voilà pourtant la raison pour laquelle Moulis n’a pas été Rome. »